Crédit-relais : un peu de répit pour les 30 000 propriétaires en difficulté

ProlongationSensibilisé par les quelque 30 000 familles menacées par une saisie immobilière après avoir souscrit un prêt-relais il y a 1 ou 2 ans (voir article du blog du 3 octobre 2008), la Fédération Bancaire Française (FBF) a déclaré jeudi que les banques étaient prêtes à faire un geste en allongeant la durée de ces crédits-relais.

Ainsi, des dispositions particulières auraient été prises par les établissements bancaires français pour éviter que des milliers de ménages ne se retrouvent « coincés » en attendant de revendre une maison ou un appartement. « Chaque banque va mettre en place son dispositif […], mais un observatoire de ces phénomènes sera créé au niveau de la FBF de façon à ce que nous soyons collectivement sûrs que le problème est convenablement traité », a indiqué le président.

Ce répit annoncé est effectivement salutaire car ce n’est dans l’intérêt ni du prêteur, ni de l’emprunteur qu’il y ait des problèmes d’endettement. Le crédit relais est en effet un outil essentiel qu’il convient de sauvegarder sur le principe puisqu’il répond à un réel besoin du client et constitue aussi un facteur de fluidité du marché immobilier.

A l’heure actuelle, vendeurs et acheteurs semblent en effet avoir bien du mal à s’entendre sur la réalité des prix des biens immobiliers. Selon un sondage Ifop pour le site meilleursagents.com, 93% des futurs acquéreurs cherchent à acheter en dessous du prix demandé, tandis que 78% des vendeurs restent inflexibles sur les prix. Les acheteurs sont ainsi 41% à déclarer qu’ils négocieront l’offre d’achat «15% en dessous du prix demandé» et 37% feront une offre à 10% de moins que le prix de mise en vente. Seulement 15% d’entre eux demanderont une ristourne de 5%. Ces derniers auront un éventuel écho auprès des vendeurs, puisque 44% d’entre eux sont prêts à baisser d’un tel pourcentage le prix de leur bien. A l’inverse, 34% des propriétaires maintiendront leur prix «quitte à ne pas vendre» leur logement, indique le sondage Ifop.

Compte tenu du geste commercial des banques, il semble important de rappeler aux 34% de propriétaires intransigeants que l’estimation d’un bien immobilier résulte « naturellement » de l’équilibre entre l’offre et la demande. Si ces ménages préfèrent ne pas vendre plutôt que d’ajuster le prix, c’est peut-être parce qu’ils ont « la chance » de ne pas être concernés par un prêt-relais…autrement, ils seraient amenés à faire un effort comme les banques viennent pertinemment de le faire…

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