Logement : les 18-35 ans s’expriment

Etudiants, salariés, créateurs d’entreprise, agriculteurs, demandeurs d’emploi, artisans, militants associatifs ou syndicats, tous ces 18-35 ans ont pour point commun de vouloir faire évoluer les pratiques dans l’accès à la location. 

A l’occasion aujourd’hui à Paris de la tenue des deuxièmes assises nationales de la jeunesse, sous la conduite du Conseil économique social et environnemental et en présence des ministres, Christine Largarde, Roselyne Bachelot-Narquin et Martin Hirsch, la jeunesse a été invitée à soumettre à l’assemblée consultative ses propositions visant à lever les obstacles actuels, qui selon elle, les empêchent d’accèder à une vraie autonomie que représente le logement.

L’une d’elle consiste à faire bénéficier aux propriétaires louant aux jeunes d’un abattement fiscal. Cette mesure incitative « récompenserait » ainsi les proprio qui font confiance à la jeunesse, censée être une population « à risques » en termes de stabilité et de solvabilité. Sans la nommer, il s’agit pourtant bien encore une fois d’une discrimination positive…qui ne manquera sûrement pas d’être débattue sur le principe !

Une autre mesure consiste à donner naissance à une agence de la colocation qui jouerait le rôle d’instance « d’intermédiation » faisant le lien entre bailleurs et colocataires. Elle serait chargée de recruter ceux qui désirent vivre sous le même toit ou de se porter garant en cas de départ précipité d’un « coloc ». Ce type de location est passé d’un phénomène de mode à une nécessité économique pour beaucoup de jeunes. Mais il est vrai que la réussite de ce partage du toit tient pour une bonne partie à un bon casting des acteurs de ce logement…L’étape « entretien » entre propriétaire-locataire se double ici d’un entretien avec les autres colocataires amenant donc une difficulté supplémentaire. Cette proposition de création apparaît donc pertinente à condition que l’aide à la « sélection » ne soit pas basée uniquement sur la tranche d’âge 18-35 ans au risque de créer pour le coup une discrimination positive tout à fait regrettable. Au moment où nous célébrons de plus en plus de centenaires, n’oublions pas que la colocation intergénéraionnelle (junior -sénior) apporte une touche de lien social qui profite à tous : aux aînés car cela leur permet de faire face, eux-aussi, à la baisse du pouvoir d’achat et aux jeunes d’avoir la présence rassurante d’un « grand-père ou d’une grand- mère »…

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