Résidences secondaires : les composantes socio-économiques

La répartition socio-géographique des résidences secondaires est à l’image d’un marché morcelé par un ensemble de tendances saillantes. Différentes variables permettent d’analyser plus précisément l’état réel de la demande : caractéristiques du résident (en France ou à l’étranger), degrés d’attractivité dans l’ancien et le neuf, proximité avec les pays limitrophes, intérêt stratégique du relief géographique (zone rurale, littorale, montagneuse).

Premier constat : Entre 1997 et 2005, Les propriétaires non résidents en France ont grignoté peu à peu la part de marché des résidences secondaires. Ils enregistrent, en effet, une hausse de « près de 50% » des résidences du parc immobilier (Le Figaro, 23/06/08). Cette demande étrangère a ainsi provoqué une inflation des prix fonciers, véritable valeur ajoutée pour de demeures aux charmes français qui se vendent désormais comme « des ptits pains ».

un manoir en Bretagne Paris, destination à la mode

Les propriétés de campagne, une valeur sûre/ Paris, une capitale attractive (www.flickr.com, par l’Ours/ opaline82)

L’engouement des étrangers pour les résidences secondaires se matérialise principalement sur les façades littorales (Méditerranée, Manche, Atlantique) mais aussi dans les zones montagneuses (Hautes-Savoie, Vosges etc.). A l’inverse, les résidents français apprécient plus largement l’intérieur des terres, moins soumis aux afflux touristiques.

Amateurs d’espace et d’authenticité, les non résidents réquisitionnent près de 28 % des biens de + de 96 m2 contre 22 % pour les résidents français. Le marché des logements anciens constituent une véritable « foire d’empoigne immobilière » où les investisseurs européens drainent environ 40% des acquisitions.

La majorité des touristes européens et étrangers se positionnent dans des départements proches des pays limitrophes de l’Hexagone : ainsi nos voisins les allemands privilégieront surtout les zones Nord-Ouest, en particulier les départements du Bas-Rhin et de la Meurthe-et-Moselle. A l’inverse, nos voisins espagnols viendront se nicher dans les reliefs escarpés des Pyrénées-atlantiques, s’éloignant de quelques kilomètres de leur pays d’origine.

Enfin, la capitale reste la destination principale préférée des étrangers, concentrant l’essentiel des investissements extérieurs. La faiblesse du pouvoir d’achat conjugué à la stagnation des prix immobiliers ont favorisé la présence de touristes issus du Moyen-Orient et du continent asiatique.*

* www.tourisme.gouv.fr

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