Les villes se mettent au vert : naissance des éco-quartiers

La commission Attali conjuguée au Grenelle de l’environnement donnent le feu vert à la mise en chantier de véritables « microcosmes durables ». Déjà bien implantés en Grande-Bretagne et en Suède, les nouveaux écoquartiers pointent déjà le bout de leur nez pour opérer une importante réoxygénation du territoire français. Fondée sur la récupération d’énergies renouvelables, ces quartiers devraient pouvoir bénéficier de la constitution d’importants espaces verts intégrés dans une logique architecturale audacieuse.

Les habitats bioclimatiques permettront ainsi de réduire considérablement la consommation d’énergie en puisant dans des sources durables (solaire, termique). L’objectif premier de ce projet est avant tout de constituer de véritables havres de paix où les infrastructures s’adaptent aux activités humaines dans un souci constant de l’environnement. Leur proximité avec les grandes villes et les services (commerce, bureaux) ainsi que la mise en place de pistes cyclables inciteraient à réduire l’utilisation de transports polluants.

Un bon nombre de villes se sont lancées dans l’aventure : le quartier pilote de Lyon Confluence a ouvert le bal avec la naissance d’une étendue de 14 hectares connectée à un inextricable « réseau de parc ». Paris n’est pas écarté de cette initiative et regorge de projets ambitieux. Le 13ème arrondissement accueille ainsi l’Eco-ZAC destiné à restaurer 3,8 hectares de terrain. Les infrastructures de basse énergie devraient permettre une gestion raisonnable de la lumière et de l’eau mais aussi une « mobilité douce » réduisant les émissions de CO2. A Narbonne, le quartier du Théâtre se pose comme le précurseur d’un système novateur d’évacuation des déchets basé sur « le tri sélectif à la source » et la « collecte silencieuse »

plan type écoquartier exemple d\'écoquartier

l’avènement des écoquartiers, un projet ambitieux / écoquartier de Vauban à Fribourg (www.centpourcentnaturel.fr)

Au total, ce serait donc 20 projets en cours d’étude ou en travaux , selon le ministère de l’Ecologie (Le figaro, « les écoquartiers ont la cote », 21/04/08)

Mais sauver la planète a un coût en termes d’investissement  : ces projets exigent pour la plupart un budget considérable de la part des autorités locales. En outre, ces paradis écologiques reposent le plus souvent sur des vestiges industriels obligeant les villes à réaliser de lourds travaux de dépollution (www.enviro2b.com, 24/04/08).

L’espoir suscité par ce nouveau projet laisse cependant entrevoir un environnement où l’harmonie sociale est désormais compatible avec les développements technologiques. Mais il amène surtout les citoyens à reconsidérer le sol non plus comme un simple bien lucratif mais comme une ressource de richesse et de bien-être pour tous…

*source: Le Point, 3 avril 2008

Charlotte

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