Les villes TGV : un cachet pour l’immobilier

Reliant la plupart des grandes villes de la Manche à la Méditerranée, le TGV constitue l’une des infrastructures les plus convoitées des autorités locales. En effet, son apparition s’inscrit dans un processus dynamique où se rencontrent les intérêts convergents d’une myriade d’acteurs actifs dans le développement de la ville.

Les transformations qu’il suscite se situent tout d’abord au niveau externe : décentralisation des activités favorisée par le réseau d’échange, facilité des déplacements ; mais aussi au niveau interne : chantier de modernisation urbaine, naissance de grand quartiers d’affaires. Mais c’est surtout au niveau du marché immobilier que l’arrivée du TGV marque le plus ses effets.

Désormais à proximité de la capitale, les grandes villes régionales s’imposent comme des lieux de vie recherchés par les parisiens en quête d’un environnement plus favorable. Cette demande croissante draine par la même occasion, les investissements de promoteurs immobiliers et apporte une plus-value à des biens déjà exitants. Ainsi, l’ouverture de la ligne TGV-Est a provoqué une flambée immobilière dans les villes qu’elle traverse comme Strasbourg, Nancy et Reims. A Strasbourg il faut désormais compter entre 2 800 et 3 500 le mètre carré pour un bien de qualité…A Nancy, la hausse des prix moyens est passée à + 8% pour l’ensemble des biens immobiliers. A Reims, les prix affichent une augmentation notable de +5% (L’Est Républicain, 18/01/08).

Intérieur design du TVG-Est et la partie nouvelle de la gare de Nancy

(fgemmrich.typepad.com Luc Nueffer / Structurae didine67)

Le TGV, signe de modernité la partie nouvelle de la gare SNCF le nouveau visage de la gare de Strasbourg

Le nouveau visage de la gare de Strasbourg (centerblog.net)

Parallèlement, la décentralisation des activités en Province a favorisé une rentabilité considérable du prix des biens immobiliers professionnels. Des quartiers longtemps ignorés des villes, comme Le Mans ou Tours, mettent désormais à disposition des mètres carrés de bureaux avec des loyers inférieurs à 50% à ceux de Paris ! (Le Point, 3 avril 2008)

Il vous en coûtera donc d’économiser en temps de trajet et cela tout confort ! Mais il ne faut pas se tromper : cette flambée n’est pas imputable qu’au TGV. Le plus souvent, on assiste à un phénomène d’inflation des investissements suscité par les fantasmes spéculatifs d’entrepreneurs croyant bénéficier effectivement de retombées économiques aléatoires. Les villes du Sud telles que Marseille ont certes bénéficié des effets positifs du TGV-Med mais la hausse de 30 % de ses ventes reflète, en réalité, les conséquences d’une « politique de rattrapage à l’égard des autres grandes métropoles » selon René Pallincourt , président de la FNAIM.


 

Charlotte

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