Marché immobilier : à qui profite la crise ?

Dans sa valse vertigineuse avec la crise financière, le secteur immobilier semble avoir bel et bien perdu un équilibre relatif qu’il maintenait depuis près de 10 ans. Alors que le niveau des prix avait presque doublé la mise ces dernières années, les indices affichent désormais des signes de relâchement progressif.

Selon la FNAIM, les prix de l’ancien auraient essuyés une décrue « de 2,9 % entre Juillet et Septembre 2008 ». Et on s’attend à une accentuation de cette baisse d’ici 2009… Dans le domaine des biens locatifs, l’évolution positive des loyers connaît également des soubresauts inattendus. Les loyers du parc privé de certaines villes telles que Marseille ou Lyon affichent une baisse de près de 0,7%…(Le Parisien, 3/09/2008)

Le malaise économique ainsi que les phénomènes symptomatiques d’un capitalisme « branlant » (récession, baisse du pouvoir d’achat, crise des subprimes etc.) aurait vraisemblablement annoncé « ce coup de théâtre immobilier. »

une baisse annoncée des prix de l’immobilier

Crédit photo: AFP Photo, www.lepoint.fr

Cette convergence de facteurs conjoncturels négatifs sonnerait-elle le glas d’indices trop élevés ? Acheter un appartement ou une maison est-il finalement encore synonyme d’investissement gagnant ?

Les réponses restent mitigées. Dans un contexte de déséquilibre financier, les durcissements des conditions de prêt n’encouragent guère une partie des acheteurs fragiles à investir. La hausse maintenue des taux d’intérêts (environ 5,5%) amène à une raréfication sensible de la demande. De plus en plus frileuses, les banques n’offrent désormais que des garanties restrictives à des emprunteurs qui peinent à amortir les dépenses (diminution de la durée d’emprunt etc.).

Cependant, certains spéculateurs pourront profiter du phénomène de « vente rapide ». Les détenteurs de bien mis au fait accompli de crédit trop lourd à rembourser auront tendance à « brader » leur logement à des prix bien plus avantageux. Les ventes aux enchères de saisie immobilières, suite à des problèmes de succession ou logement hypothéqué, constitueront également un vivier de valeur au rabais pour tous les acquéreurs potentiels…

la baisse des prix annoncée

l'immobilier sous le poids de la crise.

Crédit photo: www.bulle-immobiliere.fr

Mais ne nous y trompons pas, l’éclatement éventuel de la bulle immobilière ne provoquera peut-être pas une hécatombe des prix attendue. Le marché reste encore un espace mouvant et précaire, susceptible d’évolution. Il met en scène quantité d’intérêts antagonistes qui rendent sa réalité encore bien contradictoire. A commencer par les propriétaires, parfois réticents à voir le prix de leur bien dévalué en fonction d’une demande trop enthousiaste !

N’oublions pas également que la décélération des prix s’opérera de manière inégale au niveau géographique. Les villes telles que Paris ou celle de la région PACA continueront de drainer les investisseurs étrangers, souverains d’un niveau de prix encore élevé ! (La Tribune, 1/10/2008)

Charlotte

One Comment

  1. Des voix prétendent que la crise financière est passée, qu’elle est derrière nous! que nous devons nous concentrer sur l’économie réelle! C’est FAUX!

    Avec tous ces plans fous de renflouement et de sauvetage du cadavre, nous sommes au bord d’une grave crise HYPERINFLATION généralisé.

    Il est donc grand temps de parler sérieusement de la Solution.

    Le système financier est MORT!!! Nous devons le mettre en faillite! et le changer!

    Les citoyens doivent se battent afin que la réunion autour de la crise financière prévu au Etats Unis le 15 novembre 2008 à Washington pose les premiers jalons d’un VRAI Nouveau Bretton woods.

    Cette dangereuse crise doit être utilisé comme tremplin pour l’avènement d’un nouvelle ordre économique juste et mettre fin à la tyrannie des intérêts financiers et de la spéculation.

    David C.
    david.cabas.over-blog.fr

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