Marché immobilier tendu : le cercle vicieux ?

Crédit refuséLes professionnels de l’immobilier (agences et notaires) le confirment : le marché de l’immobilier accuse un net ralentissement, en particulier dans les villes qui ont le plus « profité » de la hausse ces dix dernières années, que ça soit dans le neuf que dans l’ancien.

A qui la faute ? Quelles en sont les conséquences ? Voici les principales analyses issues en partie de l’émission « Capital » sur M6 diffusée ce dimanche 21 septembre, consacrée à l’immobilier.

En cause : la crise financière, la baisse du pouvoir d’achat conjugué à la hausse du carburant et le niveau de prix des logements.

Les banques, face à la crise des subprimes aux Etats-Unis, deviennent méfiantes et durcissent donc les conditions d’accès au crédit immobilier :

la durée de prêt passe dès lors de 25 à 20 ans ce qui implique un niveau de remboursement plus important pour les ménages,

les crédits relais deviennent difficiles d’accès compte tenu de l’incertitude du délai de revente du bien et de la baisse générale des prix, alors que 9 vendeurs sur 10 ont un bien à revendre pour financer leur nouveau logement,

les banques exigent un apport personnel significatif, ce qui rend presque impossible l’accessibilité des primo-accédants compte tenu du niveau de prix

le taux d’intérêt avoisine aujourd’hui les 6%.

Une des clés du déblocage de la situation réside donc dans le changement de « politique » des banques, véritables acteurs économiques.

De leur capacité à financer les projets immobiliers découlera une nouvelle dynamique dans la consommation des ménages.

Il faut en effet souligner que le ralentissement des transactions a forcément un impact sur tous les secteurs et services autour de l’immobilier : location de voitures et sociétés de déménagement, magasins de meubles, de décoration et de bricolage, artisans…

Kathy

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *